Brouillon · courrier des lecteurs

Qui aide celles et ceux qui aident ?

Ma grand-maman voulait finir sa vie chez elle. Malgré le relais de toute la famille, faute de relève abordable, nous n'avons pas pu tenir jusqu'au bout : elle est décédée à l'hôpital.

Aujourd'hui, j'entends la même chose chez des personnes que je côtoie : « J'aimerais finir ma vie chez moi. » Cela me touche, car ce souhait devrait être respecté autant que possible. Alors pourquoi ne donnons-nous pas davantage de moyens pour y parvenir ?

En Suisse, près de sept personnes sur dix souhaitent finir leurs jours à domicile ; dans les faits, seuls deux décès sur dix y ont lieu. À Fribourg, la relève doit être renforcée, la nuit et dans tous les districts ; la stratégie cantonale de soins palliatifs va d'ailleurs dans ce sens.

Le travail des proches aidants, encore largement assumé par des femmes, représente plusieurs milliards de francs de prestations non rémunérées chaque année. Mais cet engagement a un prix : revenu et retraite en baisse, fatigue, santé parfois mise de côté.

Fribourg a été pionnier avec une indemnité dès 1990 ; elle peut aujourd'hui atteindre 35 francs par jour. Il est temps de poursuivre :

Une société solidaire se mesure aussi à la façon dont elle soutient celles et ceux qui restent aux côtés des plus fragiles.

Laure Birchler, massothérapeute, Romont, candidate PS au Grand Conseil (liste 2)

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